Avec toute la mauvaise réputation internationale qu'il s'est mérité au cours des dernières années, la Colombie théoriquement mérite bien ce surnom. Je dis bien théoriquement. En pratique, c'est une toute autre chose. Bien évidemment.
Mon séjour ici a commencé dans la contreverse personnelle. Je m'étais promis de ne pas voyager de nuit. La guerilla, quand elle frappe, frappe de nuit. C'est peu probable, mais pourquoi courrir apres les ennuies. Ben j'ai fouiré. On a traverser la frontière vers 8 h (il fesait deja noir). On ensuite prit un collectivo pour Pasto. Arrivée, 10:30. Prochaine bus, 11:30. Arrivée à Popayan à 6h du matin. Bravo. Je suis fier de moi. Après tout, les résolutions sont faites pour être brisées.
Après notre demi heure à Popayan, on quitte vers Silvia, mini village montagneux, lieu du plus grand marché Indien du pays. La route pour s'y rendre est à couper le souffle. Montagnes, vallées, maisons typiquement rurale, route sinueuse, écoliers attendant la tracteur scolaire... Décors comme je les aime.
Pas un touriste à l'horizon en débarquant à Silvia. Pas suprenant, il est genre 7 heure du matin.

Le marché est toutefois bien lancé. De toute façon, je doute fort que d'autres touristes ce pointent ici. C'est tellement perdu. Comme à l'habitude quand je débarque dans ce genre d'endroit perdu, je me passe la reflexion " Quessé qu'on fait ici?" La réponse est pourtant assez simple.... mais je ne peux quand même pas m'empêcher de me passe la remarque.
Ici, presque tout le monde porte l'habit traditionel. Jupe mauve, ti casse melon, grosses bottes. Les photos risquent d'être meilleures que moi pour la description. Même avec leurs attributs plus que bizarres, c'est nous qui avons volé la vedette. Les gens ne pouvaient juste pas s'empêcher de regarder les 3 gringos de 6 pieds qui se sont trompé de chemin pour attérrir au milieu de nul par ( Silvia). À l'honneur au marché: fruit et légume frais (of course), bottes, chandail, montres, café, patates, poulets vivants. De tout finalement. J'adore trop les marchés. Tellement vivant. On devrait importer le concept. Franchement.
Malgré ma passion pour les marchés, après l'avoir visité à 2 reprises, on avait plus grand chose à faire. On quitte donc pour Cali, grand ville Colombienne, réputé pour avoir soi disant les plus belles filles de la nation. Je dois secondé. Les demoiselles étaient sublimes. Et beaucoup plus sexy que leurs voisines du sud. Malheureusement pour nous, on est arrivé sur un jour de semaine. On a donc raté une très bonne occasion d'avoir l'aire fou dans une salsatèque colombienne. Et par le fait même, de rencontrer les jolies Caliennes (??). À ma grande surprise, la ville est très moderne, comme tout ce que j'ai vu de la colombie jusqu'a présent. Beaucoup plus que le Peru et l'Ecuador. J'ai gouté à l'herbe Colombienne, et encore une foi, franchement meilleure que ses competiteurs sudiens.
Le plan pour la suite, était d'organiser une expédition sur la Isla Gorgona, parc national colombien sur la côte pacifique. L'informations était difficile à obtenir en ville, alors on a décidé d'aller voir sur la ville côtière la plus proche, soit Buenaventura. La ville n'a rien d'exepcionelle, à part le fait d'être autentiquement portuère. Sale, bruyante et même probablement dangereuse. De quoi avoir beaucoup de fun! Encore une fois, l'informations se trouve au compte-goute. On doit courrir dans toute la ville pour aller voir les différents propriétaires de cargo pour connaitre leur desinations et leur prix. Une aventure en soit. Finalement, trouvant le voyage direct pour Gorgona trop cher, on opte pour aller dans une autre ville, beaucoup plus proche de l'île, pour ensuite attraper un petit bateau de pecheur qui pourrait nous emmener sur le parc. La ville en question se nomme Guapi, et se rejoint uniquement par voie maritime. Alors on trouve un cargo de bois qui se rend la bas. En nous quittant, le chauffeur nous amème dans un petit coin et nous litéralement, " les gars, couchez avec vos packs, laissez personnes leur toucher. Protègez vos arrière, c'est franchement dangereux sur ce genre de bateau." Nous, on fillait so so après ce petit avertissement. Surtout que le voyage allait s'effectuer de nuit. On commencait deja a planifier la rotation de la garde nocturne... De plus, les gens sur le cargo n'étaient pas vraiment simpatiques.

Rien pour rajouter à l'atmosphère déjà pas trop rassurante. Enfin, on rencontre un gars qui à l'aire aimable. Il parle même anglais. Il nous raconte un peu son histoire: il a passer 6 ans à Houston, USA. Ils vendait de la drogue; pot, crack et autres cochoneries. C'est alors que j'ai poser la mauvaise question. "Pourquoi es-tu revenu en Colombie?" Réponse: " A guy tried to robbed me. My money, my drugs, everythings. So I killed the mothafucka." Rien pour nous rassurer. À ce moment la, on était pas gros dans nos culottes. 12 heures de bateau avec ce genre de personne la. S'il décide de nous voler, on est cuit. Tout ce qu'on pourrait faire c'est de dire: "help yourself". Finalement, rien de grave n'est arrivé. Seulement une mini nuit, dans des quartiers de 2 m carré, incluant 6 couchettes, à ce faire barouater aux gré des vagues de pacifique.
Guapi, 7h du matin. On bat un recor personnel. Ici, ils doivent acueillir genre 20 touristes gringos par année. On est pas mal les stars de villages. La ville est accecible seulement par voie maritime ou aérienne. Normal qu'il aille si peu de touriste. Alors on commence nos démarche pour trouver un transport quelconque pour aller sur l'île. Bordel. Tout est hors de prix. On fait le tour de la ville, parlant à tout les propriétaire de barque possible. La réponse est toujours la même. On est baiser.

On est prix dans cette ville, quasiment exclusivement noir (le centre du pays est plus mixte), n'ayant comme seuls choix d'aller sur l'île Gorgona, ou bien de retourner sur nos pas, ou bien de prendre un nouveau bateau pour aller plus vers le sud, ce rapprochant ainsi de l'ecuador, prochaine destination. Après avoir jouer de longues heures avec des jeunes de la place, on fini par prendre notre décision. On part vers le sud. Trop cher pour aller visiter le parc. En plus, on ne savait rien du cout de la vie une fois rendu la bas. On dernier guess nous décourageait. Direction Charco.
Charco, nouveau recors atteint. Ici, je doute même qu'ils voient des touristes, at all. La présence militaire s'amplifie aussi. On a du se faire contrôler aux moins 6 ou 7 fois pendant notre périple sur la côte. Questions et vérification de papier, rien plus. Mais leur M-16 (mitraillète américaine) n'avait rien de rassurant. A Charco, notre célèbrité est au zénith. Les gens nous pointent, rient de nous (on ne sait toujours pas pourquoi d'ailleur. Faut croire que le fait d'être gringo dans une ville quasi exclusiement noir faire rire certaine personnes!) Marc, juste pour te dire, c'est pas mal pire qu'à Conce, même à l'heure de pointe écolière. L'expérience est franchement intéressante par exemple.

J'ai rarement été dans une place aussi reculée, même en Asie. Pas contre, les gens demeurent aussi simpatiques. Le seul problème, c'est qu'à la fin de chaque conversation, ils te demandent de l'argent pour manger. Ça casse le charme un peu. Notre prochain barque était le lendemain matin. Cette fois ci, pour Tumaco.
La route pour se rendre à Tumaco est particulièrement impressionante. Mélange entre open-sea et Mangrove forest. Notre chaufeur se prenait pour Schumi, alors la route s'est bien faite. Encore une fois, plusieurs contrôles militaires. Après 5 h à se faire barouater, on arrive enfin sur le terrain des vaches. Et finalement, on atteint une ville qui est lier au reste du monde par une route. En théorie du moins. En parlant avec la cuisinière du resto, elle nous apprend que la seule route était inactive, dû à un éboulie. Tarb*%(/&··ck, on va tu avoir de la chance un jour? Elle nous dit que la route réouvrira possiblement d'ici 3 à 5 jours. AAAAAAAAAHHHHHHHHH. On ne désespère pas. On décide d'aller quand même s'informer aux agences de bus. Même eux avait l'air pas trop sur. Ils nous disaient, si jamais ça ne passe pas, vous n'avaiez qu'à marcher 20 minutes et prendre un autre bus de l'autre coté . On se lance. Y faut bien. Même si j'ai l'impression que depuis le début de notre aventure, on se lance et qu'on a tombé à coté de la piscine. Qui ne risque rien n'a rien. On s'est finalement rendu à destination: Pasto.
Au menu, visite au Laguna de la Cocha et possiblement montée d'un volcan. AUjourd'hui, on est allé au laguna. Heureusement (ou non), c'était jour de fiesta. On pouvait difficilement marcher tellement il y a vait du monde. Quand même pas mal interessant. On a mangé du cochon d'Inde. Il fallait essayer. Il avait l'air trop bon sur sa broche en train de rotir. Et ca avait l'air typique. Suffisament de d'argument pour me convaincre. Pas vraiment bon par exemple. Le lieu est malade. Un gros lac au mileu de montagnes trop nice.
Demain, c'est la grimpe du volcan si la temperature nous le permet. Il n'y a rien de pire que de monter à 4000 m et d'avoir la vue bloquée par les nuages... Après on retourne en Ecuador pour visité un peu plus. Je suis vraiment passé vite, et il me reste des tonnes de choses à voir. LEs photos devraient venir bientot, aussi vite que je peux trouver une bonne connexion internet.